Stacey Halls fait partie des autrices que j’aime beaucoup depuis que j’ai lu Les sorcières de Pendle et L’orpheline de Foundling qui ont tous deux été de vrais coups de coeur. J’étais très curieuse de découvrir ce troisième roman, persuadée qu’il allait également beaucoup me plaire.
Résumé ..
Angleterre, West Yorkshire, 1904. Quand la jeune nurse diplômée Ruby May prend sa nouvelle position auprès de la riche famille de Charles et Lilian England, elle espère un nouveau départ. Mais alors qu’elle peine à s’habituer à ce nouvel environnement et aux règles austères du château de Hardcastle, il devient évident que la belle et mystérieuse Mme England cache quelque chose. Exclue par les autres employés de la maisonnée et effrayée par l’entourage de cette étrange famille, Ruby n’a d’autres choix que de confronter ses propres démons afin d’empêcher l’histoire de se répéter. Après tout, la famille parfaite n’existe pas, et elle en sait quelque chose…
Mon avis ..
Ce que je trouve remarquable avec cette autrice, c’est sa capacité à nous plonger dans un lieu et une époque grâce à sa narration très immersive. Chose surprenante également, chaque roman est différent des précédents, et l’on n’a pas l’impression de lire plusieurs fois le même texte, comme cela peut parfois être le cas. Je suis décidément très sensible à sa plume, et ce roman-là me l’a confirmé, bien qu’il n’a pas été un coup de coeur comme ont pu l’être les précédents.
Si vous aimez les ambiances assez sombres, les manoirs, la campagne anglaise, les secrets de famille, alors vous allez aimer ce texte. Il recense beaucoup d’éléments qui en font une lecture mystérieuse et intrigante, et suivre Ruby May au sein de ses fonctions de nurse ne se fait pas sans répit. A chaque chapitre, on craint pour elle, pour ce qu’elle va découvrir, et on peine à discerner le vrai du faux, tentant de comprendre ce que chaque personnage peut bien cacher derrière les apparences. Il y a comme une sorte d’ombre qui rode autour de cette histoire, qui nous attire autant qu’elle nous effraie, et j’ai aimé cette atmosphère particulière que l’autrice réussit à instaurer.
Au fond, comme à chacun de ses romans, Stacey Halls raconte les femmes à travers les époques, les épreuves qu’elles traversent et leur quête d’émancipation. Je trouve toujours sa plume très juste concernant ces sujets-là. Cette fois-ci cependant, le roman a comporté à mon sens un peu trop de longueurs qui ont fait diminuer un peu mon intérêt par moments. J’ai toutefois passé un bon moment de lecture et j’ai réussi à être tenue en haleine jusqu’à la dernière page.
Ma note : ★★★★★☆
(15/20)

Je ne connais pas cette autrice mais, à lire tes avis, je pense que ses récits pourraient me plaire. Pourquoi pas Le refuge des femmes perdues pour commencer ?