Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur • Harper Lee

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » faisait partie de ces classiques de la littérature américaine qui me tentait le plus et que je comptais lire absolument un jour. J’ai enfin sauté le pas en 2020, très intriguée de découvrir cette histoire qui a tant fait parler d’elle et qui a d’ailleurs été récemment adaptée en BD.

Résumé …

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Mon avis …

Les thématiques traitées par ce roman, écrit en 1961, sont de celles qui m’intéressent le plus puisqu’on va y parler de justice, de ségrégation raciale et de racisme. C’était donc, clairement, un livre fait pour moi. J’avais évidemment de très nombreuses attentes à son sujet, et j’étais plutôt confiante en commençant ma lecture. Pourtant, elle n’a pas été aussi fluide qu’espérée, bien que ce texte soit très accessible car à hauteur d’enfant. En effet, j’y ai trouvé de très nombreuses longueurs, et surtout, connaissant à peu près le sujet de l’histoire, j’ai constaté que l’autrice mettait beaucoup de temps à l’introduire véritablement.

Je suis généralement assez réceptive au fait que les auteurs prennent le temps de mettre en place leur histoire, mais ce qui m’a un peu frustrée pendant toute la première moitié de ma lecture, c’est le fait que le roman est plutôt court et il me semblait donc un peu dommage que le sujet principal n’ait pas été davantage exploité au départ. Malgré tout, cette construction est toutefois intéressante car cette histoire est racontée du point de vue des enfants et, en cela, sans doute que l’histoire est assez réaliste au niveau de sa narration. Ces derniers ont été tant bien que mal protégés par les adultes des problématiques qui les entourent, et on les suit donc dans leurs péripéties quotidiennes qui nous semblent parfois un peu futiles.

J’ai adoré les personnages de ce roman, et notamment Scout dont la curiosité et la vivacité d’esprit sont un vent de fraicheur sur ce texte, et surtout Atticus, cet homme qui m’a tant inspirée par sa bienveillance, sa tolérance, son ouverture d’esprit. La manière dont il éduque ses enfants, sa sagesse et ses mots sont l’un des plus beaux aspects de ce roman. A partir de la moitié, l’histoire prend un tournant différent et la lecture devient soudainement plus grave, avec de véritables enjeux. Je suis finalement arrivée à la fin, en comprenant que j’avais mal saisi l’intérêt de ce roman. Je n’avais pas compris où était le sujet, en réalité. J’en ai saisi toute la beauté, la profondeur, la subtilité. J’ai compris que c’est avant tout un roman sur la complexité humaine, et une histoire d’une apparente simplicité mais où tout a son importance. Je l’ai terminé avec des larmes au bord des yeux, en ayant pris conscience que cette histoire est d’une grande beauté, bien qu’elle nous emmène là où on ne l’attendait pas forcément.

Il faut également souligner que le contexte est un aspect très important de l’histoire, et on ne peut qu’être assez effrayé de constater comme tout sonne encore tellement d’actualité aujourd’hui.. A croire que ce roman ne vieillit pas, que ce soit dans sa description de l’enfance mais aussi des tensions raciales dans ce pays si complexe que sont les Etats-Unis. Je vais m’empresser de lire la BD qui en a été adaptée, et je compte également m’acheter la suite « Va et poste une sentinelle », qui a été publiée il y a quelques années. Je comprends désormais pourquoi ce roman est un classique et en quoi il est important. A tout âge, on peut lire l’histoire racontée par Scout et la comprendre, mais on en saisira forcément différentes nuances. J’ai lu que c’était un roman qualifié d’universel et je suis exactement d’accord avec cette analyse.

Pour résumer …

Racontée à hauteur d’enfant, cette histoire décrit de manière si juste la complexité humaine, le bien et le mal, ainsi qu’un contexte encore tellement d’actualité. C’est un roman sublime, dont j’ai compris la beauté en le refermant, les larmes aux yeux.

Ma note : ★★★★★★
(19/20)

3 réflexions sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur • Harper Lee

  1. J’ai lu ce roman il y a quelques années déjà et je me souviens avoir eu approximativement le même ressenti que toi. J’ai trouvé la mise en place un peu longue (mais ces passages d’insouciance enfantine sont les bienvenus avant la seconde partie).
    En revanche, j’ai été assez déçue par la suite « Va et poste une sentinelle ».

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