Ce n’est pas loin du paradis • Laurent Peyrard

Après Ana, que j’ai adoré en janvier, j’ai eu l’occasion de découvrir le deuxième titre de L’Échelle du Temps, en librairie dès aujourd’hui.

Résumé …

En 1981, à Saint-Étienne, une ville en déshérence, une bande de jeunes privilégiés règnent par la violence dans la cour du collège privé. Éric en fait partie jusqu’au jour ou il rencontre le regard d’Anne. Un amour naît, une initiation merveilleuse de deux jeunes adolescents. Par cet amour, Éric change profondément. Et puis, la vie douloureuse, dramatique s’impose à lui. Éric se découvre, et nous livre à travers cette découverte, des sentiments rares ou le courage et la conscience deviennent un cri.

Mon avis …

Nous sommes en 1981 quand ce roman débute, et l’auteur place son histoire à Saint-Etienne, ville d’où il vient. Nous y rencontrons Eric, un adolescent, qui grandit entouré de ses amis. Il est en 3ème dans un collège privé, et sa vie est celle de n’importe quel adolescent, avec les problèmes de cet âge-là : l’école, les copains, les parents. Jusqu’au jour où sa route croise celle d’Anne, une jeune fille d’un quartier populaire, élève dans le même collège que lui. Instantanément, entre eux, c’est le coup de foudre, et cela va modifier leurs trajectoires de vie.

Dans les bras de cette fille, Eric découvre l’amour. Les premiers baisers, les premiers câlins, les sentiments qui transpercent tout. Ils se découvrent, apprivoisent le corps de l’autre, expérimentent des sensations nouvelles. Entre eux, c’est une évidence. Ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. Le problème, c’est que le monde qui les entoure ne veut pas de cette relation. Dans le quartier d’Anne, on rejette cette relation, on la vit comme une trahison. Et le jeune couple va donc devenir une cible privilégiée et devoir vivre leur amour en secret.

J’aurais aimé que l’auteur approfondisse un peu plus cette relation qui, par moments, est effacée par la présence de tous les autres adolescents qui gravitent autour d’Eric. Pour moi, ces passages avaient moins de force et d’impact, à l’inverse de cet amour qu’il sait si bien raconter. J’aurais également aimé que le contexte de quartiers et d’environnement social soit un peu plus approfondi pour en saisir toutes les nuances et pour peut-être donner encore plus de force aux évènements de l’histoire.

Ce roman est ancré dans le réel, véritablement. Il est brut, dur. Il décrit les choses telles qu’elles sont quitte à bousculer le lecteur. Il y décrit les excès, la violence, la drogue, la haine, la peur. C’est un roman qui nous transporte dans une génération mais qui est aussi une description sociale très réaliste. C’est l’insouciance de la jeunesse qui va être rattrapée par les réalités de la vie de la plus terrible des façons. J’ai aimé la puissance du récit qui, par moments, nous coupe le souffle. La tension qui monte page après page, aussi, nous laissant envisager le pire. C’est sans aucun doute un roman marquant dont la fin est comme un coup de poing qui était inévitable.

Pour résumer …

Un roman fort, ancré dans une époque, mais aussi une vraie chronique sociale pour raconter l’adolescence, l’amour et les sentiments décuplés. La tension est palpable tout au long du livre et cette histoire est à la fois brutale et marquante.

Ma note : ★★★★★☆
(15/20)

Cet article est sponsorisé.

Une réflexion sur “Ce n’est pas loin du paradis • Laurent Peyrard

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.