Son résumé, sa couverture .. Beaucoup de choses m’attiraient dans cette lecture, et je n’ai absolument pas été déçue.
Résumé ..
Dans la Rome du XVIIe siècle, les hommes tombent comme des mouches sans que nul ne puisse l’expliquer. Caché dans les ruelles et les ténèbres de la Ville éternelle vit un mystérieux cercle d’empoisonneuses qui œuvrent derrière la façade d’une boutique d’apothicaire. Depuis son enfance à Palerme, Giulia consacre sa vie à aider les femmes brisées, brutalisées. Tantôt guérisseuse, avorteuse ou empoisonneuse selon les jours. Quelques gouttes mortelles d’un poison indétectable lui ont permis de faire un millier de victimes, tous des hommes. Mais avec un pape nouvellement élu, déterminé à chasser les hérétiques et les sorcières, jamais Giulia n’a couru plus grand danger – et les femmes qu’elle a prises sous son aile.
Mon avis ..
J’ai une passion assez forte pour les romans traitant de la thématique des chasses aux sorcières, et celui-ci fait partie des meilleurs que j’ai pu lire à ce jour. Il m’a fasciné de la première à la dernière page, par les personnages de femmes qu’il nous propose ainsi que par l’intrigue dont les rebondissements et le suspense ne peuvent que nous tenir en haleine.
Entre Palerme et Rome, nous allons suivre des femmes prêtes à tout sacrifier pour aider celles qui souffrent de la violence des hommes. Ce roman, c’est la sororité, autant que la puissance féminine, et c’est en cela qu’il m’a charmée. Loin des clichés, il nous présente une époque dans laquelle être une femme était en soi une menace autant qu’un fantasme pour les hommes, et d’autant plus pour la religion chrétienne.
De femmes en femmes, de mères en filles, se transmettent des savoirs, des croyances, des secrets. Quand une femme frappe à leur porte, elle y trouve une confiance aveugle et une entraide absolue, car seule une femme peut savoir à quel point un homme peut menacer la vie d’une autre. J’ai eu un coup de coeur pour cette histoire, pour sa dureté, pour sa violence, mais aussi pour la force de chacune de ces femmes. C’est vraiment un texte qui me marquera et qui a été à la hauteur de son sujet, s’inspirant de la légende de Giulia Tofana, une femme qui aurait empoisonné plus de 1000 hommes en Italie au 17ème siècle.
Ma note : ★★★★★★
(19/20)
