02 janvier 2026 : Appel manqué, de Carole Fives (Gallimard)

« Vous avez eu la pilule, l’IVG, on vous a tout apporté sur un plateau doré et vous venez encore vous plaindre ! On a fait notre part, c’était à vous de saisir le relais qu’on vous tendait à bout de bras, bande d’ingrates ! Qu’est-ce que vous avez fichu pendant tout ce temps ? Travaillé, travaillé, mais enfin, ça ne vous empêchait pas de vous battre pour vos droits. Après le boulot, après avoir couché le gosse et terminé ton ménage, après avoir appelé ta vieille mère, il te restait encore un peu de temps pour militer, non ? Au lieu d’aller chez le psy… Ah, t’en auras perdu du temps et de l’argent avec ça, mais c’est pas chez les psys qu’on fait la révolution, ma fille. »
•
06 janvier 2026 : Love, Mom, de Iliana Xander (Fleuve Noir)

Mackenzie, 21 ans, a grandi dans l’ombre de sa célèbre mère, E.V. Renge, autrice de thrillers à succès. Alors quand cette dernière meurt subitement dans un accident, Mackenzie hérite de bien plus qu’un deuil. Le jour des obsèques, elle reçoit une étrange lettre qui commence par ces mots : « Tu veux connaître un secret ? Love, Mom. » Dans l’enveloppe, un extrait du journal intime de sa mère. Ce que Mackenzie y découvre la laisse en état de choc. S’ensuivent une deuxième et une troisième lettre, où s’enchaînent les révélations sordides. Mensonges. Manipulations. Meurtres. Très vite, Mackenzie comprend que sa mère n’était peut-être pas celle qu’elle croyait, et que sa renommée cache une réalité aussi dérangeante que dangereuse… Parce qu’il existe des secrets qu’on ne devrait jamais exhumer. Et des vérités pires que la mort.
•
07 janvier 2026 : Fauves, de Mélissa Da Costa (Albin Michel)

Comment s’échapper de sa cage ? C’est l’obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu’il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons…
•
08 janvier 2026 : Le visage de la nuit, de Cécile Coulon (Iconoclaste)

Depuis qu’il a survécu à une fièvre mortelle, personne n’a vu son visage. Chaque nuit, l’enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s’enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu’il entre dans l’adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d’échapper à l’avenir qui lui est promis.
•
08 janvier 2026 : La correspondante, de Virginia Evans (La Table Ronde)

« Je me suis mise à écrire des lettres, et c’est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j’en écrivais une, j’en recevais une en retour. Cela surprend, mais j’ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l’avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins ». Mère puis grand-mère, femme … « Je me suis mise à écrire des lettres, et c’est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j’en écrivais une, j’en recevais une en retour. Cela surprend, mais j’ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l’avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins ». Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d’une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n’aspire qu’à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux.
•
08 janvier 2026 : Nos héritages, de Anna Hope (Gallimard)

Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIIIᵉ siècle et comprenant pas moins d’une vingtaine de chambres, entouré d’un domaine luxuriant de centaines d’hectares. Mari volage et père absent, il n’est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l’enterrement ?
•
08 janvier 2026 : Petit fruit, de Marion Fayolle (Gallimard)

« Novembre, décembre, janvier, elle calcule sur ses doigts en même temps qu’elle marche. Si elle tombait enceinte ce mois-ci, ça serait pour juillet. Elle préférerait un bébé de printemps mais c’est raté. Et puis, non, c’est la saison des fruits, ça tomberait mal pour les cueillettes. Un bébé d’hiver, ce serait idéal, ils auraient plus de temps pour l’accueillir. Janvier, décembre, novembre, elle rembobine les saisons. » Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s’immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler. Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d’enfant avec une délicatesse qui n’élude pas le chagrin. Elle écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles. Elle invente un monde où l’on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage.
•
13 janvier 2026 : Mon nom ne suffit pas, de Jodi Picoult (Charleston)

La jeune dramaturge Melina Green vient d’écrire une nouvelle pièce, inspirée par la vie de son aïeule, la poétesse élisabéthaine Emilia Bassano. Mais à Broadway, où les hommes détiennent les clés du théâtre, il est peu probable que son oeuvre soit mise en scène. Alors que Melina hésite à soumettre la pièce à un festival, son meilleur ami décide de l’envoyer sous un pseudonyme masculin. En 1581, à Londres, la jeune Emilia Bassano est pupille d’aristocrates anglais. Dotée d’un esprit vif, elle possède également un formidable talent pour raconter des histoires, mais comme la plupart des femmes de son époque, elle n’a pas le droit de faire entendre sa voix. Emilia commence alors à échafauder un plan pour faire jouer l’une de ses pièces, en payant secrètement un acteur pour qu’il en soit le visage public. Un certain William Shakespeare…
•
14 janvier 2026 : Les soeurs du Nil, de Rachel Louise Driscoll (Hauteville)

En 1887, l’égyptomanie s’est emparée de l’Angleterre victorienne. Discrète et réservée, Clemmie est l’une des rares femmes à déchiffrer les hiéroglyphes. Lors d’une soirée consacrée aux reliques égyptiennes, Clemmie lit une inscription sur une étrange amulette et semble ainsi déclencher une malédiction sur toute sa famille. Cinq ans plus tard, la jeune femme décide d’aller en Égypte pour rendre cette funeste amulette afin de sauver sa soeur, dernier membre vivant de sa famille. Le jeu auquel elle se livrait enfant, mettant en scène les déesses soeurs, Isis et Nephtys, a trouvé un écho dévastateur dans sa vie. Au fil de son voyage sur le Nil, elle croisera des alliés charmants ainsi que des ennemis inattendus, et découvrira que la pire des malédictions n’est pas celle qu’elle croit.
•
14 janvier 2026 : Woman Down, de Colleen Hoover (Hugo Roman)

Après le scandale autour de l’adaptation de son dernier livre, Petra Rose est prise pour cible sur internet. Ruinée, accusée de vouloir seulement la gloire, elle n’a plus écrit depuis des mois. Ses économies fondent et son prochain roman reste bloqué. Pour sauver sa carrière, elle s’installe dans un chalet au bord d’un lac. C’est là qu’arrive le détective Nathaniel Saint avec des nouvelles inquiétantes : un voisin aurait disparu sans laisser de trace et plusieurs incidents étranges ont été signalés autour du lac. Sa présence réveille en elle une envie d’écrire qu’elle croyait perdue. Son héros de fiction commence même à ressembler au vrai policier qui devient sa source d’inspiration. Leurs séances de travail brouillent vite la limite entre fiction et réalité. Chaque regard, chaque geste entraîne Petra dans un jeu troublant. Mais cette inspiration a un prix. Quand Saint s’implique trop, Petra doit affronter le désordre qu’elle a créé… au risque de perdre bien plus que la réputation qu’elle essaie de réparer.
•
15 janvier 2026 : Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Gallimard)

« Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j’exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide… qui n’existe plus. » Qui est Romane Monnier ? D’elle, il ne reste qu’un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
•
15 janvier 2026 : Margarettown, de Gabrielle Zevin (Fleuve Editions)

A la fois conte, mémoire et voyage à travers les multiples mondes d’une femme… Le premier roman de Gabrielle Zevin, enfin traduit en français ! Combien y a-t-il de Margaret Towne ? Nul ne sait. Il y a celle que rencontre N. , un matin dans une chambre universitaire, au sommet d’une pile de matelas. Pour cette Maggie, il éprouve instantanément un amour éperdu. Celles qui peuplent Margaron, la maison de Margarettown : la vieille Margaret, Marge, Mia, May… Aimer Maggie, c’est aimer toutes ces femmes à la fois. Il y a celle qui quitte N. un beau jour, par peur, flemme ou désir, ou peut-être rien de tout ça. Et puis il y a la fille de N. et Margaret, Jane, qui cherche un sens à cette drôle d’histoire, à cet amour intense qui emporte tout sur son passage, change les destinées, et se moque bien de la raison…
•
21 janvier 2026 : La voie, de Gabriel Tallent (Gallmeister)

Dans le sud du désert de Mojave, Dan et Tamma traversent leur dernière année de lycée comme on aborde une voie d’escalade, entre appréhension et excitation. Dan est un garçon prodige et discret, Tamma, une fille bavarde et intrépide. Inséparables, ils passent leur temps à escalader des rochers durant les froides nuits du désert. C’est là qu’est né leur rêve commun, leur désir d’aventure. Mais à mesure que l’année avance, ils se heurtent aux réalités du monde adulte. Leurs différences de milieu social, de talent et d’ambition ne peuvent plus être balayées d’un rire ou d’un serment. Un choix se profile, inévitable : rester fidèles à eux-mêmes, ou céder aux exigences du monde. Chacun devra, quoi qu’il en coûte, tracer sa propre voie. Après My Absolute Darling, le deuxième roman de Gabriel Tallent est une histoire lumineuse et pleine d’adrénaline sur le pouvoir rédempteur de l’amitié et l’importance de savoir tout risquer pour changer sa vie.
•
Avez-vous repéré certains titres ?

Parmi les nouvelles publications que tu mets à l’honneur dans ton article, je ne pourrais échapper à Fauves de Mélissa DA COSTA. En revanche, je ne sais pas encore à quel moment j’aurai envie de plonger dans on univers : de suite à sa sortie pour avoir la primeur des avis ou une fois qu’un peu d’encre aura couler autour des ressentis… ?
Ensuite, celui de Jodi PICOULT : très mystérieux… entre fiction et passé… je suis très curieuse de ce roman.
Et presque inévitablement, parce que j’ai un attrait particulier pour les destinées de ses héroïnes, celui de Colleen HOOVER…
Je te souhaite une belle année 2026 riche en lectures et en découvertes.