Un peu trop tôt • La Grande Lizon

J’ai découvert cette BD dans le catalogue des éditions Leduc et j’ai eu forcément très envie de la découvrir, étant toute jeune maman, et très intéressée par le sujet de la maternité. Merci à eux pour l’envoi de cet ouvrage.

Résumé ..

Émilie et Adrien sont déjà parents d’un petit garçon de 2 ans quand ils apprennent qu’ils attendent un second enfant. Très vite, la grossesse d’Émilie se complique : les nausées des premiers mois sont suivies par de fortes douleurs handicapantes et, malgré les propos rassurants des médecins, Émilie a l’intime intuition que quelque chose ne va pas. Ses doutes se confirment quand l’accouchement se déclenche dès la 34e semaine de grossesse, et qu’elle donne naissance à une petite fille prématurée, aux poumons trop peu développés pour pouvoir respirer seule. Culpabilité de la maman, angoisse du papa, incompréhension du petit frère … cette naissance prématurée va être vécue comme un raz-de-marée émotionnel par toute la famille.

Mon avis ..

La Grande Lizon s’est inspirée de son histoire personnelle pour écrire cette BD, et c’est aussi sans doute le vécu qu’elle dégage qui la rend si touchante. Car, soyons clairs, j’ai pleuré de très nombreuses larmes au fil de cette lecture, ne pouvant que me représenter ce que traversent les parents dont le bébé nait prématuré. Quand Emilie accouche à 34 semaines de grossesse, sa fille n’est pas en mesure de devoir respirer seule, et va donc commencer un long combat pour qu’elle puisse survivre.

 

Comme toutes les mamans qui accouchent un peu trop tôt, Emilie va être éloignée de sa fille. A la naissance, tout d’abord, puisqu’elle subit une césarienne, puis pendant le séjour à la maternité. Son bébé doit rester branché à des machines, et elle ne peut donc pas être près de lui comme elle le voudrait. Le post partum est de fait difficile, mais quand on est éloigné de force de son nouveau-né, je pense que cela doit être insupportable. Car une maman qui vient d’accoucher n’a besoin que d’une chose : serrer son bébé contre elle.

Mais le combat ne s’arrête pas là puisqu’Emilie va sortir de la maternité, mais sa fille va devoir rester, pendant de longues semaines encore, en néonatologie. S’ensuivent alors des trajets à répétition, pour passer quelques heures à ses côtés. Essayer coûte que coûte de tirer son lait pour allaiter. Tenter de maintenir un lien avec elle, d’apprendre à la découvrir malgré les câbles et la froideur de l’hôpital.

J’ai été très émue par cette lecture qui nous permet de réaliser ce que la prématurité implique, ce que vivent les parents, mais aussi la force de ces tout-petits pour rester en vie malgré tout. Mon accouchement n’était pas loin quand j’ai lu cet ouvrage, c’est sans doute aussi pour cela que cette lecture m’a tant bouleversée. Cela fait réaliser la chance que l’on a de pouvoir garder son bébé au chaud dans son ventre jusqu’au terme, et de pouvoir le garder près de soi jour et nuit après sa naissance.

J’ai été moins sensible aux illustrations, mais j’ai réellement eu un coup de coeur pour cette histoire. Je trouve cette BD importante pour sensibiliser autour de la prématurité, afin de mieux accompagner les familles, et de comprendre aussi le traumatisme que cela peut engendrer.

Pour résumer …

Une BD bouleversante pour raconter la prématurité, ce qu’aucun parent ne devrait avoir à traverser.

Ma note : ★★★★★★
(18/20)

Une réflexion sur “Un peu trop tôt • La Grande Lizon

Répondre à catsboooks Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.