La lignée • Aurélie Valognes

Après avoir lu 6 romans d’Aurélie Valognes, mon envie de la lire ne faiblit pas. J’ai donc décidé de continuer de lire ses dernières parutions, et j’ai écouté en audio son plus récent : La Lignée.

Résumé …

Louise et Madeleine. Deux écrivaines, deux générations. L’une écrit pour fuguer, l’autre fugue pour écrire. L’une débute dans l’écriture, l’autre n’écrit plus. À travers une correspondance intime, elles partagent leurs doutes face à la création et à leurs vies de femmes artistes, d’épouses et de mères. Être prête à décevoir, à déplaire, à oser dire ce que l’on pense et à faire ce qui doit être fait pour devenir – au-delà des injonctions, de la culpabilité, des injustices sociales et de genre – la personne que l’on devait être. Une ode à la transmission, à la nature et à la liberté qui pose la question brûlante : quand on a pris certains chemins dans la vie – travail, mariage, enfants –, a-t-on encore le droit d’être soi ? A travers cette amitié épistolaire, qui nous plonge dans les abîmes de la création et dans la solitude de la vie d’écrivain, Aurélie Valognes nous livre son roman le plus intime.

Mon avis …

J’aurais pu noter de nombreuses citations tirées de cet ouvrage car il est très propice à inspirer son lecteur. Dans cet échange épistolaire entre Madeleine et Louise, ce sont deux autrices, l’une débutante et l’autre bien ancrée dans le paysage littéraire, qui vont partager leur quotidien d’écriture. Elles vont coucher sur le papier leurs secrets, leurs doutes, leurs convictions profondes de ce que doit être la littérature, et de ce pourquoi elles écrivent.

J’ai été très sensible à ces échanges, et de plus en plus au fil du roman d’ailleurs. Le début m’a quelque peu désarçonnée, ayant l’impression qu’Aurélie Valognes tentait de proposer un effet miroir de sa vie et de ses pensées. Mais avec les pages, j’ai finalement décelé beaucoup de beauté dans cette relation épistolaire. Ces deux femmes, par leurs différences d’âge et de vécu, ont forcément un regard différent sur la vie et sur l’écriture. Pourtant, elles se rejoignent bien souvent sur l’essentiel, et elles s’apportent mutuellement que ce soit dans leur chemin d’écriture mais aussi et surtout dans leur chemin de vie.

Avec ce texte, Aurélie Valognes fait passer de nombreux messages qui ne peuvent que faire sourire tant ils sonnent vrai, notamment concernant l’élitisme de certains journalismes ou médias concernant la « vraie » littérature, et la littérature « de femmes »… On lit rarement des romans qui nous parlent d’écriture, et c’est pourtant passionnant, tant on ne se doute pas que derrière chaque roman se cachent tant de questionnements. Elle brise aussi le cliché selon lequel on naît écrivain, où il suffirait de prendre un crayon pour que le texte s’écrive, seulement poussé par l’inspiration innée de son auteur.

C’est un roman très différent des précédents que j’ai pu lire, et j’en ai justement été agréablement surprise. Les mots de l’autrice ont su résonner en moi de nombreuses fois, et les personnages m’ont beaucoup touchée, par leur lien et leurs réflexions sur la vie, l’écriture, et la vie des femmes. On y retrouve un grand nombre d’inspirations d’autrices qui ont sans doute accompagné Aurélie Valognes, et c’est avant tout à mon sens un très beau texte sur la liberté d’être soi.

Ma note : ★★★★★☆
(17/20)

Une réflexion sur “La lignée • Aurélie Valognes

  1. J’aime tellement cette autrice. Quand je peux la rencontrer, je fonce. Je me suis acheter récemment un collector d’elle. Au bonheur, la chance ! C’était un coup de coeur en broché, il me le fallait en collector, hardback, doré etc… Une vraie beauté

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.